Le Sénégal a décidé de joindre deux défis, assurer la sauvegarde des ressources naturelles et réduire la pauvreté. Le gouvernement sénégalais a montré à quel point il était important de combattre ces deux problèmes simultanément en mettant en place une stratégie ambitieuse. Découvrons ensemble les détails de cette stratégie et les autres initiatives environnementales entreprises.
Stratégie du gouvernement
La stratégie du Sénégal comprend neuf programmes avec les objectifs suivants:
- Enrichir la connaissance de l’environnement et des ressources naturelles
- Intensifier la lutte contre la destruction et la dégradation de l’environnement et des ressources naturelles
- Renforcer la capacité du pays a mettre en œuvre des actions dans le cadre de la conservation
Comment s’y prend-il? La communauté joue un rôle important en participant aux programmes et en proposant des idées pour les améliorer. Le gouvernement offre aussi de l’aide et forme les autorités et communautés locales. Il a plusieurs équipes de recherches qui collaborent avec les experts internationaux afin de comprendre les conséquences du changement climatique. Les initiatives privées sont aussi très approuvées.
Pour plus d’information sur les programmes, visitez le site du Ministère de l’environnement, de la protection de la nature et des bassins de rétention et lacs artificiels - http://www.environnement.gouv.sn/
Protocole de Kyoto
Le protocole de Kyoto exige des pays développés qu’ils réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre de 5% en moyenne, par rapport aux niveaux de 1990, entre 2008 et 2012. Vous vous demandez peut-être pourquoi seuls les pays développés sont concernés et pas tous les pays? Eh bien c’est parce que l’industrialisation des pays riches est vue comme l’une des causes principales du changement climatique et parce que la réduction des émissions ralentirait le rythme de développement. Ainsi, tous les pays en voie de développement ne sont pas obligés de réduire leurs émissions – tout au moins jusqu’en 2012, quand la première période d’engagement prendra fin.
Programmes d’Action National d’Adaptation (PANA)
Chaque année, des représentants de toutes les nations tiennent un sommet sur le climat nommé Conférence des Partie (COP). Lors de la COP7 en 2001, les négociateurs ont reconnu que les pays moins avancés (PMA), tel le Sénégal, avaient des besoins spécifiques pour gérer les effets du changement climatique. Pour les aider, une nouvelle initiative a été crée : « le Programme sur les Pays Moins Avances». L'une de ses missions est d'aider les PMA à créer et mettre en place des projets d'adaptation – les Programmes d'Action National d'Adaptation (PANA).
Les PANA se focalisent sur les besoins urgents et immédiats. Les projets sont envoyés à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) et sont présentés sous un format simple pour qu'ils soient facile à comprendre, aussi bien par les décideurs politiques que par les communautés locales. Les fonds utilisés pour mettre en place les projets proviennent du fonds des PMA.
Le Sénégal a déjà soumis des propositions dans quatre secteurs : les écosystèmes terrestres, les ressources en eau, les écosystèmes côtiers et marins ; l'éducation et l'amélioration des capacités . Pour en savoir plus, visitez le site de la CCNUCC : http://unfccc.int/cooperation_support/least_developed_countries_portal/napa_priorities_database/items/4583.php
Fonds d'Adaptation
Le Fond d'Adaptation a été créé par le protocole de Kyoto pour aider les pays en voie de développement à faire face aux effets du changement climatique. La somme totale disponible pour financer les projets devrait se situer entre 250 et 350 millions de dollars d'ici 2012.
Premièrement, chaque gouvernement devrait sélectionner une institution du pays pour recevoir les offres, répartir les fonds et contrôler les projets financés. Au Sénégal, c'est le Centre de Suivi écologique (CSE) - http://www.cse.sn/adaptation qui s'en occupe. Le premier appel d'offre pour les propositions de projets provenant de tout le pays a été lancé en Avril 2010.
Visitez le site du Fonds d'Adaptation pour plus d'informations sur son fonctionnement et des actualités récentes.http://www.adaptation-fund.org/
Programme d'atténuation
Le gouvernement sénégalais se préoccupe aussi de la réduction des émissions de gaz à effet de serre et a développé des stratégies nationales telles:
- Un projet spécial sur les biocarburants qui utilise une plante appelée Jatropha curcas. L'huile qui en est extraite peut être raffinée pour produire un biodiesel de haute qualité.
- Le microcrédit pour aider les communautés à augmenter leur consommation d'énergies renouvelables et réduire les émissions.
Pour plus d'informations, consultez les détails du programme (en français): http://www.compete-bioafrica.net/policy/070801-Programme%20National%20Biocarburants.pdf
Mesures d'atténuation appropriées au plan national
Les mesures d'atténuation appropriées au plan national permettent aux pays en voie de développement de mettre en place des objectifs ou des projets volontaires pour réduire les émissions et si nécessaire, demander de l’assistance financière des pays développés. Cette initiative a provoqué de nombreuses discussions chez les négociateurs. Elle a été d’abord mentionnée lors de la Conférence de Bali sur le changement climatique en 2007 et fait partie de l’accord de Copenhague de Décembre 2009. Jusqu’à Octobre 2010 le Sénégal n’avait pas encore proposé de mesures à l’ONU, cependant, il existe une option pour le pays permettant de mettre en place des mesures d‘atténuation supplémentaires.
FPour plus d’informations sur les mesures déjà proposées, visitez le site de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques(CNUCC)-http://unfccc.int/home/items/5265.php
La Grande Muraille Verte
SLe Sénégal a lancé un important projet nommé ‘La grande muraille verte’. C’est une ceinture verte d’environ 7000 km de long et 15 kilomètres de large offrant différents types de plantes qui relierait Dakar au Sénégal à Djibouti. Le but est de créer un mur de protection contre la désertification, de restaurer et de protéger les ressources naturelles et d’unir les pays au sud du Sahara. Pour plus d’information, visitez le site du projet: http://www.grandemurailleverte.org/ |